Conseils immobiliers, Fiscalité

03/07/2026

Résidences secondaires sur la Côte Basque

Quand fiscalité et réglementation rebattent les cartes

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Longtemps perçue comme un placement plaisir alliant usage personnel, valorisation patrimoniale et revenus locatifs, la résidence secondaire connaît aujourd’hui une transformation profonde, en particulier sur la Côte Basque.

Entre surtaxation croissante des résidences secondaires, durcissement de la fiscalité des meublés touristiques et nouvelles restrictions sur la location saisonnière, les propriétaires doivent désormais arbitrer dans un environnement bien plus contraint.

Une pression fiscale de plus en plus forte

La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales a paradoxalement renforcé la pression sur les résidences secondaires. Dans de nombreuses communes en zone tendue, les majorations de taxe d’habitation se sont multipliées, faisant fortement progresser le coût de détention d’un bien occupé seulement quelques semaines par an.

Pour les propriétaires, l’équation change : conserver une résidence secondaire devient un choix patrimonial plus coûteux, qui doit désormais être justifié par un véritable projet d’usage ou de rentabilité.

Sur des marchés premium comme Biarritz, Saint-Jean-de-Luz ou Guéthary, cette évolution est particulièrement visible.

Un effet non anticipé pour les communes

Certaines collectivités découvrent aujourd’hui un effet pervers de ces mesures. À Biarritz, la surtaxe de 60 % sur les résidences secondaires, combinée au durcissement de la réglementation sur la location saisonnière, a poussé de nombreux propriétaires à requalifier leur bien en résidence principale. Résultat : la ville aurait perdu près de 1 million d’euros de recettes, dont 750 000 € de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et 250 000 € de pénalités SRU supplémentaires. Un paradoxe révélateur : en cherchant à réguler davantage le marché, certaines communes réduisent aussi leurs propres ressources fiscales.

La location saisonnière, longtemps solution d’équilibre

Pendant plusieurs années, la location saisonnière a permis à de nombreux propriétaires de compenser ces coûts.

Le modèle était simple : profiter du bien une partie de l’année et générer des revenus locatifs sur les périodes de forte demande, notamment en été. Cette formule offrait une flexibilité particulièrement adaptée aux résidences secondaires de prestige.

Mais ce modèle est aujourd’hui remis en question.

Le durcissement réglementaire visant les meublés touristiques, notamment dans les zones où la tension locative est forte, réduit considérablement les possibilités de location courte durée pour les résidences secondaires. Sur la Côte basque, l'obligation de transformation d'un logement entraine une quasi-interdiction de la location de résidence secondaire.

Un effet inattendu : le basculement vers la résidence principale

Face à ces contraintes, un phénomène se dessine.

Plutôt que de subir une fiscalité croissante ou des limitations d’exploitation, certains propriétaires choisissent de requalifier leur bien en résidence principale.

Ce mouvement répond à plusieurs logiques :

  • réduire la pression fiscale ;
  • sécuriser l’usage du bien ;
  • préserver la valeur patrimoniale sur le long terme.

Ce choix est particulièrement observable chez des acquéreurs semi-résidents : chefs d’entreprise, professions libérales ou retraités actifs partageant leur temps entre plusieurs lieux de vie.

La résidence secondaire devient alors progressivement une résidence principale de fait.

Une nouvelle approche patrimoniale

Sur la Côte Basque, cette mutation traduit un changement plus profond.

L’acquisition d’un bien ne se résume plus à un achat d’agrément. Elle s’inscrit désormais dans une stratégie patrimoniale globale où fiscalité, transmission, rendement et usage personnel doivent être pensés ensemble.

La question n’est plus seulement :

“Souhaite-t-on acheter une résidence secondaire ?”

Mais plutôt :

“Quel usage souhaite-t-on réellement donner à ce bien dans les 5 à 10 prochaines années ?”

Anticiper pour mieux décider

Dans ce contexte, l’accompagnement devient déterminant.

Chaque situation est unique : résidence familiale transmise, investissement locatif haut de gamme, pied-à-terre occasionnel ou projet de relocalisation.

Anticiper les impacts réglementaires et fiscaux permet de sécuriser ses décisions et d’optimiser son patrimoine immobilier.

Sur la Côte Basque, où rareté foncière et attractivité internationale continuent de soutenir le marché premium, les propriétaires qui abordent ces évolutions avec une vision de long terme restent les mieux positionnés.

Barnes Côte Basque